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#Chronique: Et maintenant, je fais quoi ? par Maya Ainouche

 Chronique de Maya Ainouche

Médecin, journaliste, archéologue ? Chaque bachelier se pose forcément la question “Maintenant, je fais quoi?” après avoir obtenu le bac. Voici quelques orientations pour mieux te décider. 

 

La vie est une longue aventure faite de hauts et de bas ; elle commence par l’enfance, et puis, plus le temps passe, plus on se perfectionne. On se crée notre propre chemin en fonction de nos rêves, passions et envies.

Enfants, nous avions tous plein de souhaits, notre imagination ne cessait de nous vendre du rêve : par le biais de nos lectures, des dessins animés que l’on regardait, de la musique que l’on écoutait… On ne savait plus où donner de la tête. D’abord, on voulait être enseignant, le lendemain c’était archéologue, le mois d’après médecin…

Ramy, jeune algérien de 18 ans vivant à Alger, se souvient : « Quand j’étais petit, je disais à qui voulait l’entendre que je voulais être pilote ! J’adorais les avions. L’idée de piloter un engin pareil m’impressionnait ! »

Ce rêve semble, plus ou moins accessible, nous verrons donc plus loin ce qu’il en est aujourd’hui pour Ramy…

En ce qui concerne Ikram , 18 ans elle aussi, vivant à Ain Benian, Alger, elle se rappelle de ses envies d’humanitaire d’avant qu’elle ne découvre le monde des études supérieures : « Quand j’étais enfant, je voulais être médecin, j’aimais l’idée de pouvoir sauver des vies ! Mais en grandissant, j’ai changé d’avis, c’était trop long pour moi. »

Au fil des années, les jeunes commencent à réfléchir plus sérieusement à leur vie future, à leurs envies et leurs projets. Certains savent ce qu’ils veulent faire dès leur plus jeune âge, et ils travaillent donc d’arrache-pied pour atteindre leur but. Mais plusieurs autres demeurent indécis même si le lycée leur aura donné une vision plus réaliste de tous ces projets autrefois appelés rêves.

La réussite au Bac est une porte qui s’ouvre sur un début d’immersion dans la vie d’adulte autonome. On apprend ce que sont les études supérieures, les stages, les petits boulots par-ci par-là, et toutes ces expériences nous aident à nous définir un chemin un peu plus droit que lors de nos années de rêverie.

Ikram est candidate au baccalauréat en série mathématiques techniques option génie civil : « J’espère pouvoir intégrer l’école polytechnique d’architecture et d’urbanisme (EPAU), afin de réaliser l’une de mes passions, qui est l’architecture! », nous a-t-elle expliqué.

État d’esprit qui diffère complètement de celui de Lynda, candidate en série langues étrangères : « A l’université et dans ma vie, je souhaiterais parler couramment différentes langues, mais en ce qui concerne mon futur métier, j’aimerais laisser venir à moi ma vocation ! Choisir un métier, c’est choisir une activité pour le restant de notre vie et, comme les goûts, les envies changent ; donc j’aimerais essayer et faire de tout, car la vie est courte et je ne veux avoir aucun regret plus tard. »

Les parents sont aussi très impliqués vis-à-vis du parcours de leurs enfants, ils les suivent tout au long de leur cursus afin de pouvoir les guider si besoin est. Sans oublier que certains parents souhaiteraient imposer des choix à leur progéniture qui ne sont pas forcément désirés.

Ramy s’est confié à nous : « Ma mère voulait que je suive ses pas et que je devienne médecin, ce qui n’était pas du tout dans mes projets ! Mais heureusement, elle est compréhensive et mes parents m’encouragent dans toutes les choses que j’entreprends, notamment mon choix d’intégrer une école d’ingénieur, car c’est un domaine en pleine expansion. »

La technologie, la démographie et l’économie dans lesquelles le monde se trouve aujourd’hui, mènent, tous les jours, un peu plus vers un nouveau monde du travail. Les jeunes ne souhaitent plus finir leur vie dans un seul et même emploi, ils aimeraient se développer dans divers domaines, continuellement.

C’est le cas d’Ikram : «J’adore la cuisine ! Après mes études, j’aimerais aussi être chef cuisinier dans un grand restaurant. Faire des petits plats, c’est faire voyager les gens à travers leurs papilles et je trouve ça génial ! »

Pour conclure, aujourd’hui, le travail n’est plus synonyme d’un métier pour la vie. On peut en changer ou en accumuler plusieurs dès que l’envie nous vient. Et par ailleurs, nous ne sommes plus vraiment conditionnés par la règle d’orientation selon nos études supérieures, il y a la possibilité de la reconversion ou ce qu’on appelle également switch.

Pour aller plus loin : afin d’aider les jeunes qui seraient complètement confus dans leurs parcours à faire des choix parmi la longue liste des emplois, différents et attirants, et ce, grâce à l’apport des nouvelles technologies, Makesense a publié cet article .

 

Maya Ainouche, 22 ans. Étudiante en Langues étrangères appliquées (langues des affaires) à l’université de Picardie Jules Verne. 

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